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Temps des femmes, Temps des villes. Trois articles-vidéos : Rennes, Marseille, Liège.Marseille, des femmes dans les lieux et les temps quotidiens.

2003

Description : Résumé et présentation de la série : Trois articles-vidéo explorent par l'image les liens entre deux thématiques, les temporalités urbaines et la place des femmes et du genre dans les politiques des villes. Elles abordent le droit à la mobilité autonome pour toutes les femmes au sein d’un espace public (Marseille), la place et les actions conduites par des femmes élues dans la Politique Municipale (Rennes), des actions de démocratie participative organisée en Commission, repérables dans l’espace urbain (Liège). La problématique du genre et des rapports sociaux de sexe sous-tend les approches adoptées dans les enregistrements audiovisuels dans la mesure où ces rapports peuvent se manifester dans les pratiques de mobilité des catégories sociales femmes et hommes, dans les mesures concrètes que les politiques municipales adoptent notamment en direction des femmes, de leurs déplacements au sein de l‘espace bâti aux prises avec les temporalités sociales familiales et urbaines. En amont des enregistrements la réflexion s’est appuyée sur mes recherches sur les temps sociaux et sur les pratiques sociales de mobilité notamment dans l’espace de Marseille, enrichie par la comparaison entre les mesures prises par des villes européennes quant à leur politique de gestions des temps sociaux (cf. textes à l’appui). Les articles parus dans des revues de sociologie urbaine et d’urbanisme sur cette thématique ont nourri les observations recueillies sous forme de notes, dessins, photos, effectués dans plusieurs villes, complétées par des entretiens enregistrés ou dénotés auprès de différents acteurs sociaux impliqués dans la gestion urbaine. Enfin la réalisation des vidéos a aussi bénéficié d’une réflexion individuelle et collective, engagée depuis longtemps, sur l’usage de l’image en sociologie. Effectuées avec un soutien financier de chaque Ville ces Vidéos ont a été présentées dans chacune des villes et lors de Colloques, Congrès, Séminaires, Journées d’études depuis 2002, en France et à l’étranger. Une forme réduite du documentaire « l’article-vidéo » offre des possibilités d’écriture qui l’apparentent à celle d’un article. Il s’agit d’un produit court dont la thématique explicite vise à montrer sans démontrer, à porter autrement le regard sur des choses connues, banales, à briser la naturalité de l’ordinaire. En s’attachant à une seule idée on mise sur la capacité des personnes qui regardent à lire les images sans avoir à recourir à un récit ou à un discours didactique ou démonstratif. Comme dans un article les intertitres orientent l’attention sur le thème de la séquence, détournent des évidences, apportent du sens, donnent de la respiration au montage, obligatoirement serré. Sa brièveté permet une projection devant un public relativement large, rassemblé lors de Colloques ou de Séminaires. Excellent moyen de communication et de débat, le document-image libère la parole et l’échange pour pousser plus loin le propos engagé. Produits de la recherche les images montrent comment des idées sont matérialisées dans du concret en situation au travers d’une pluralité de signes. Elles nous font voir, sentir, écouter des notions abstraites. Elles montrent comment les pratiques et les représentations s’inscrivent dans l’espace, en façonnent les formes, l’architecture, les codes. Elles restituent à la ville sa qualité d’observatoire social vivant, révélant des différences et des similitudes, variables au cours de l’histoire. Présentation de l'article-vidéo : "Marseille, des femmes dans les lieux et les temps quotidiens". Marseille n’est ni une ville Musée ni une nouvelle métropole. Avec 2600 ans d’histoire et d’immigration par vagues successives venues des deux rives de la Méditerranée, son cadre bâti est une sorte de palimpseste qui inscrit des formes urbaines aussi variées que sa population entre ses sept collines et l’immensité de sa rade. Elle offre au regard un espace public relativement démocratique dont la répartition socio-spatiale est moins ségréguée que dans beaucoup d’autres mégalopoles autour de la méditerranée. Les nombreuses “ cités ” de logement social, aujourd’hui dégradées, sont insérées dans le tissu de plus en plus urbanisé des “ campagnes ”, ces parcs d’anciennes bastides qui bordent en couronne les quartiers anciens du centre groupés autour du Vieux Port. La recherche et les observations ont montré que la ville a sa propre ségrégation socio-spatiale qui se traduit selon notre approche par un accès inégal aux espaces publics et aux temps de la ville. La cité phocéenne n’appartient pas à tout le monde de manière équivalente. Les différences entre femmes renforcent celles entre femmes et hommes. En cela Marseille est bien une Cité historique de la Méditerranée, son multiculturalisme se lit dans l’espace et dans les temporalités comme dans les modalités sociales de présence dans l’espace public, d’où le parti pris de filmer dans le Centre-ville comme lieu de la citoyenneté. Partant de la thématique évoquée, la question du droit de cité pour toutes les femmes s’est vite imposée pour aborder Marseille, d’autant que, contrairement à Rennes, il a fallu assez vite renoncer à des entretiens libres et approfondis avec des responsables municipaux pour aborder la question des temps sociaux, de la mobilité des citoyens et des mesures envisagées ou déjà prises par la municipalité. En observant, en filmant parfois, sur une durée de plusieurs mois, je me suis posée la question “Où, quand, comment, les femmes sont-elles en nombre dans l’espace public marseillais ” ? “ Quel droit de cité pour toutes les femmes ” ? Si elles tiennent une place visible où se mêlent générations, milieux sociaux, ethno-cultures, comment circulent-elles dans l’agglomération urbaine, le centre-ville ? Où vont-elles, pour quels motifs, à quelles heures et avec qui ? Et enfin quels signes captés lors d’enregistrements de rue sont-ils capables d’apporter des réponses à ces questions ? La Marche des Femmes des Cités “ Ni putes, ni soumises ” partie de Paris en 2002 a traversé la grande Cité en 2003. Cette manifestation filmée au moment où elle monte « la Canebière » sous la pluie, tient dans le montage la place de celles qu’on ne voit pas, elle les montre en creux. Selon les moments et les lieux, des femmes circulent en nombre, accompagnées le plus souvent de plusieurs générations, plus rarement seules. Près des écoles, en flux réguliers, elles se pressent avec poussettes, paquets et enfants le long des trottoirs encombrés ou dans des escaliers mal commodes. Vers midi, les femmes actives et les jeunes envahissent les rues piétonnes du centre près des points de restauration rapide. Le soir, les rues vidées dès la fermeture des magasins rappellent combien le droit à la ville pour toutes les femmes est variable et encore fragile. Les enregistrements (5 heures de film minidv) se sont déroulés en direct dans les rues du centre et dans plusieurs quartiers, de décembre 2002 à octobre 2003 et jusqu’en février 2004. Ils ont été complétés par des entretiens de femmes représentant des figures sociologiques de citoyennes, une Assistante sociale des anciens bidonvilles, une artiste retraitée des beaux quartiers. Le montage a été réduit à 14 mn 30 pour le présenter lors de Colloques sur diverses thématiques : Temps et Territoire, Temps et genre, Femmes dans la cité, Genre et territoire, ainsi que dans plusieurs Universités en France, en Tunisie, en Belgique et au Canada.


https://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-01561803
Contributeur : Lest Umr 7317 <>
Soumis le : jeudi 13 juillet 2017 - 12:37:41
Dernière modification le : jeudi 18 janvier 2018 - 02:07:04