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Présentation

Créé à la rentrée 2011 au Réseau Asie et Pacifique (CNRS), puis hébergé à la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (2012-2015), le programme Non-lieux de l'exil mis en place par Alexis Nouss et Alexandra Galitzine-Loumpet est aujourd'hui dirigé par cette dernière. Une équipe multidisciplinaire française, européenne et internationale, en élabore les travaux en collaboration avec différentes institutions académiques et réseaux dans le cadre de séminaires et de programmes de recherche (EHESS, Migrobjets-INALCO, Centre espaces / écritures Université Paris Ouest, réseau Terra-HN...) de même qu'avec des acteurs des scènes culturelles et associatives. Il organise une dizaine de rencontres par an, ainsi que des colloques et journées d'étude.


L’exil ne s’oppose pas à la migration, ni l’exilé au migrant ou au réfugié, mais les relie pour privilégier le vécu sur des catégorisations juridiques et politiques conjoncturelles, la subjectivité et la capacité d’action du sujet sur un statut administratif transitoire. Si la figure romantique de l’exilé a fait long feu, celles de demandeur d’asile ou du migrant participent de ses recompositions contemporaines. C’est précisément la nécessité de renouveler l’analyse des politiques d'accueil, de rejet ou de représentation dans la durée qui réintroduisent la potentialité heuristique du concept d’exil dans le champ des études sur la migration – et permettent de réinterroger situations, lieux et non-lieux, temporalités et imaginaires.